Vinyle - H-Burns - EP Six years

Format: Vinyle 45T. 

Premier extrait d'Off the Map, quatrième album d'H-Burns, l'ep Six Years contient 4 titres labellisés engineered, mixed and mastered by Steve Albini. Et cela s'entend : ces 4 extraits laissent présager un opus tendu, jusqu'au boutiste (fidèle au slogan martelé par Albini: “feature it, or fuck it")

H-Burns - EP Six years  

8,99 €

 

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Aller voir Steve Albini en 2012, pour quoi faire ? Hypothèse numéro un : se payer le frisson nouveau riche d’être produit par l’homme derrière Nirvana, les Pixies et PJ Harvey – mauvaise réponse. Hypothèse numéro deux : pour jouer au poker en ligne et causer recettes de cuisine avec le nerd le plus gentil de l’histoire – encore raté, quoique. Hypothèse numéro trois : parce que lorsqu’on souhaite enregistrer un vrai disque de groupe, tout en prises live et jeu serré, le légendaire studio Electrical de Chicago reste encore la meilleure adresse qu’on puisse trouver de ce côté-ci de l’humanité.

Off the map, le quatrième album d’H-Burns, est donc un disque labellisé engineered, mixed and mastered by Steve Albini. Et cela s’entend : quatorze chansons tendues, jusqu’au boutistes (fidèles au slogan martelé par Albini :“feature it, or fuck it”), gravées en huit jours, à cinq (batterie, guitares, claviers, basse), sans jamais sortir du studio. Mais cela ne dit pas tout des qualités du disque. Après le succès critique de We go way back et sa récente collaboration avec Chris Bailey du mythique groupe australien The Saints (l’album Bailey/Burns), H-Burns continue en effet sur Off the map d’évoluer vers une musique de moins en moins rêche, de plus en plus ample. H-Burns a tombé les chemises à carreaux ; voilà désormais un grand groupe de rock classieux, un groupe qui ne connaît pas les frontières. Off the map est un disque-monde où les concepts de cartes et de territoires sont le ciment de paroles en symbiose totale avec le son : des cuivres assurés par les musiciens présents sur les derniers disques de Wilco, un batteur qui tape sur une caisse claire datant des années 30, des parties de claviers jouées sur des instruments vintage qui sonnent comme s’ils n’avaient pas été pratiqués depuis des années. Parfois, des orages de guitare électrique façon Crazy Horse viennent doucher les chansons. Et au milieu coule une voix un peu blessée, un peu lucide. C’est une voix voisine de celle de Jason Molina, de Will Oldham ou de Hamilton Leithauser, des Walkmen. Une voix qui chante comme si elle cherchait quelque chose qu’elle aurait perdu en route. Une voix qui sait qu’il n’en faut jamais beaucoup pour se retrouver off the map.

Le nouveau disque de H Burns constitue par ailleurs la première sortie du label Vietnam, créé sur-mesure par ses amis de So Foot, le mensuel que le magazine Vox Pop a un jour décrit comme un “journal de foot en mode punk qui parle de foot parce qu’il s’agit de la vraie pop du monde contemporain”. Monter un label pour quoi faire? “Parce que ce qui compte, c’est le voyage”. Avec ou sans carte.  

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